Jean Marc dans Haiti
(LE QUOTIDIEN – CHICOUTIMI) Jean-Marc Sasseville, policier à la Sécurité publique de Saguenay (SPS), est en Haïti depuis le mois d’octobre dernier. Et il a tout perdu. L’immeuble dans lequel était situé son appartement s’est effondré, le jetant à la rue. Il est sain et sauf, mais tente de sauver des vies.
Les trois policiers du Saguenay-Lac-Sait-Jean, Jean-Marc Sasseville, Bertrand Fraser et Daniel Thibeault, sont en bonne santé. Actuellement en mission en Haïti, on n’avait toujours pas de nouvelles d’eux, plusieurs heures après le puissant séisme qui a secoué Port-au-Prince.
Jean-Marc Sasseville a transmis un courriel au directeur du service cet après-midi (hier). Il demeurait dans un appartement, à Port-au-Prince. Tout s’est écroulé. L’endroit où il travaillait également. Il va bien, mais ça fait 40 heures qu’il n’a pas dormi. Et il fouille les décombres. Il n’a plus rien», explique Dominique Corneau, lieutenant à la SPS.

Contactée par LE QUOTIDIEN, la fille de Jean-Marc Sasseville, Marianne, avoue que c’est avec soulagement qu’elle a appris que son père se portait bien. « Il est certainement dépassé par les événements. Mais mon père est fort, il va passer au travers. Mais il doit être très fatigué et on ignore où il se trouve précisément », a mentionné la jeune fille. C’était la deuxième mission du capitaine Sasseville en Haïti.
Selon le lieutenant Corneau, les noms de Jean-Marc Sasseville et Bertrand Fraser figurent sur le registre des présences de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Ils s’y sont inscrits plusieurs heures après le terrible tremblement de terre. Contactées par le service de police, les familles ont pu respirer un peu mieux.
« Nous n’avons pas pu parler directement avec Jean-Marc et Bertrand, mais on sait qu’ils sont corrects », a indiqué le lieutenant Corneau.
C’est hier, vers 23h, qu’il a reçu un coup de téléphone, l’informant que Jean-Marc Sasseville répondait à l’appel. » J’ai donc pu communiquer avec la famille. Mais nous avons des nouvelles que par personnes interposées. La logistique et les moyens téléphoniques sont très difficiles. On ne veut pas non plus engorger les systèmes de communications. Connaissant Jean-Marc, il a dû porter immédiatement secours aux gens touchés », souligne Dominique Corneau.
Soulagement
Pour ce qui est de Bertrand Fraser, Dominique Corneau n’a eu la bonne nouvelle qu’à 5h hier matin. « Nous avons passé une nuit très angoissante. Sa conjointe était très affectée, mardi soir. Elle essayait de le rejoindre sur son cellulaire, tout comme nous. Mais on n’avait pas de réponse. Cela augmentait notre inquiétude. Quand j’ai reçu la nouvelle que Bertrand était sain et sauf, je me suis empressé de contacter sa conjointe. Elle a poussé un soupir de soulagement. Je dois dire qu’elle était très inquiète », a raconté M. Corneau.
par Patricia Rainville


